Cher Pays de notre enfance, Benoît Collombat et Étienne Davodeau

Petite critique d’une bande dessinée, histoire de changer

Résumé tel que présenté sur le livre:

En partant à la rencontre des témoins des heures sombres de la Veme République, en retraçant les assassinats qui l’ont marquée, en nous faisant visiter les archives de la milice du parti gaulliste, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous emmènent là où la vie politique d’une grande démocratie s’est parfois égarée…

Résumé si je l’avais écrit:

Il était une fois un pays sorti meurtri de la deuxième guerre mondiale, plongé peu après dans une sale guerre et dont certains citoyens avaient une conception assez extensible et flexible de la notion de violence légitime. Le problème? Ces gens là étaient au pouvoir.

Verdict

À lire pour toute personne née après 1981 et qui ne sait donc pas ce qu’était les années 1958-80 en France. Pour toute personne née après 1960 et qui en garde un souvenir un peu flou. Et pour tous ceux qui ont vécu cette période et ont choisi d’oublier. 

La génération de mes grands-parents a vécu ces années de plomb, et cela ne les a pas empêché de voter pour ces gens. Par fidélité à l’image de de Gaulle, certes comme beaucoup de gens qui ont vécu la guerre. Mais tout de même. On parle d’un système politique corrompu, entre françafrique et hold-ups, d’une époque où un juge est assassiné sans qu’on fasse beaucoup d’effort pour retrouver les commanditaires, où l’assassinat d’un ministre en exercice est maquillé en suicide. 

En lisant l’enquête de Collombat, je me suis demandé comment un tel système avait pu se maintenir, ce que les gens savaient. Je suppose qu’à une époque de plein emploi et de croissance les électeurs ne se préoccupaient pas trop de politique. Et que la peur des « rouges » empêchait ceux qui avait des doutes de les exprimer trop clairement.

N’empêche. Cette France des années de plomb mériterait bien son opération mains propres. Pas pour mettre en prisons des vieillards de 90 ans, non, mais au moins pour dire la vérité. 

Qui a tué le juge Renaud?

Qui a tué (« suicidé ») le ministre Boulin?

Et surtout, quel est l’héritage de ce système dans la France du 21ème siècle?

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