Le GR34 à St Briac (35)

Suivant l’exemple de Caro (ici) j’ai fait mon petit bout de GR34, à St Briac. Bon pour le coup j’aurais pu aller jusqu’à St Lunaire (là où l’article de Caro s’arrête) mais il faisait 29° et nous étions crevés.

Le GR34, qu’est-ce-que c’est ?

C’est un sentier de grande randonnée (GR) qui longe toute la côte bretonne, permettant d’aller de Vitré en Île et Vilaine à St Nazaire en Loire-Atlantique. 1700km tout de même. Ce sentier reprend en grande partie les « chemins des douaniers » et serpente donc parfois assez près de la mer. Ce qui m’amène au point suivant : les servitudes de passage sur le littoral.

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Elle est pas belle la vue? Fréhel et le Nessay depuis le Balcon d’Emeraude à St-Briac

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L’aventure Kon-Tiki de Thor Heyerdahl

Là aussi, un livre d’occasion. Près de chez mes parents il y a une boîte à livres où les gens peuvent déposer des livres et en récupérer d’autres. Et mon père a trouvé celui-là et me l’a apporté. Je ne connaissais absolument pas l’histoire du Kon-Tiki, et ce fut donc une jolie découverte.

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Traité de vélosophie – Didier Tronchet

Ce traité de vélosophie est un petit ouvrage acheté un peu par hasard, suite à ma relecture du « retour de la bicyclette » de Frédéric Herant.

Il s’agit d’un livre assez court, parfois touchant et surtout très drôle. L’auteur alterne envolées lyriques (ses trajets d’enfance), descriptions émouvantes (une balade à vélo avec son fils de quelques mois, sous la pluie), réflexions philosophiques (vélo et espace-temps, vélo et géographie), revendications militantes et franche tranches de rire. La supplique pour être enterré à vélo, clin d’œil cycliste à Brassens est un bijou:

Non, c’est décidé, j’opte pour les vélos-funérailles. Accordez-moi ce plaisir posthume: les voitures, sur mon dernier trajet, pileront net, quand bien même seraient-elles prioritaires à droite, dans un total et muet respect que de mon vivant je n’aurais su obtenir, pétrifiées par le spectacle de la mort qui passe (même dans sa version cycliste, un poil plus décontractée).

Pour le côté militant, ce qui est le plus drôle c’est que le livre a été écrit en 2000, et qu’une partie de ce qu’il réclamait dans le manifeste du dernier chapitre a été réalisé. Oh, pas tout bien sûr, notamment la restriction drastique de la circulation automobile qu’il appelle de ses vœux, mais le chemin parcouru en 15 ans est impressionnant.

Une dernière citation pour conclure ce billet

TOUTE CIRCULATION AUTOMOBILE EN VILLE EST INTERDITE. La paranoïa automobile ne verra dans ce discours qu’une tentative de putsch de la bicyclette. Un coup d’état military-cycliste. (…) il entend le sourd grondement des hordes de cyclistes. Les vélos sont entrés dans Paris. (…) La pompe entre les dents, au lieu du couteau des communistes, ils vont installer partout leurs soviets cyclables. (…) L’ordre cyclophile va rouler sur la ville, d’un pneu fermé et d’une jante d’acier. À la Saint-Barthélémy, ils badigeonneront de croix dénonciatrices vos portières de voiture et reviendront en bandes vous lyncher dans l’obscurité au bout d’un boyau crevé, à la lueur de leurs dynamos. C’est, à peine exagéré, le tour que prendra avec un conducteur une conversation sur la suppression des voitures.(…) Mais le totalitarisme, la contrainte par corps, ne sont pas dans la culture vélo. Le cycliste est pacifique. Néanmoins, dans le tintamarre des klaxons, il se doit de faire entendre sa petite sonnette d’alarme.

Un livre à offrir à tous les cyclistes urbains, espèce qui était en voie d’extinction et dont le retour semble encore bien fragile.

Les bas-fonds de l’antiquité, Catherine Salles

Posons le vélo et prenons un livre.

De passage au Louvre (comme souvent), j’ai fait un tour à la librairie (comme toujours) et j’en suis ressortie avec des achats non prévus (comme… oui, bon, vous avez compris. Un ami a résumé la situation en «Librairies ou IKEA : même combat »). Mais à ma décharge, ce livre avait un titre alléchant : Les bas-fonds de l’antiquité. Read More